Musique afro-péruvienne

Le stage se tiendra sur 2 weekends: 23/24 janvier et 6/7 février 2021. Il se termine par un concert de fin de stage le 7 février à 17h dans la salle du théâtre de Cruseilles – sous réserve de l’évolution de la pandémie.  Le coût du stage est de 250 € pour les deux weekends + 20 € d’adhésion à l’association. L’inscription est effective au versement de 100 €. En cas d’annulation due au covid, la somme versée sera remboursée.

 

Il sera sous la direction de Sergio VALDEOS, guitariste péruvien, qui sera accompagné de Yves CERF, saxophoniste et Sylvain FOURNIER, percussionniste. Trois musiciens compositeurs, arrangeurs et improvisateurs connus pour leur excellence.

 

Ce stage est une introduction à la musique et aux rythmes afro-péruviens anciens et contemporains. Malgré la plus grande visibilité de la musique indigène péruvienne avec des instruments comme la quena et la zampogna, il existe depuis l’époque coloniale une tradition de musique afro-péruvienne liée aux peuples noirs amenés comme esclaves par les Espagnols.

Comme les expressions culturelles noires, les musiques, les danses, les tambours, étaient strictement interdites par l’église, les afro-péruviens ont adaptés leurs rythmes à ce qu’ils avaient à disposition. C’est ainsi que se sont développés  des instruments tels que le cajon (à ses débuts très certainement une caisse destinée à la cueillette des fruits), le checo (calebasse), la quijada (mâchoire d’âne), la cajita (boîte avec couvercle). Ensuite les instruments d’influence afro-cubaine, comme les congas, bongos, campanas ont également été utilisés.

Le chemin a été long pour la reconnaissance de l’afro-péruvien comme partie importante de la culture de la côte du Pérou. C’est depuis les années 70 que cette culture a acquis une visibilité internationale avec des noms comme Perù Negro, Chabuca Granda, Suzana Baca, Eva Ayllon, Nicomendes Santa Cruz et bien d’autres qui travaillent à la diffusion des rythmes afro du Pérou.

 

Durant le stage, quatre rythmes seront abordés:

Le Festejo. Cette dénomination englobe un ensemble de danses afro-péruviennes compilées au cours du XXème siècle. Ce sont les danses les plus jouées aujourd’hui. La meilleur façon d’apprendre à jouer le Festejo est de le faire oralement en écoutant les autres. On écrit le Festejo en 12/8 ou 6/8. Cependant à l’intérieur de la base rythmique il y a des instruments qui jouent en 4/4 ou 2/4. De son côté, la mélodie passe constamment d’une mesure à l’autre

La Marinera. La caractéristique principale de la Marinera de Lima est sa forme stricte attachée au texte. C’est un défi entre chanteurs qui doivent improvisés tout en suivant des règles très précises d’organisation du texte.

Le Lando. C’est à la fois le plus vieux et le plus jeunes des rythmes afro-péruviens. Il est originaire d’Angola, avait été oublié puis redécouvert par Nicomedes Santa Cruz. Il y a aujourd’hui un « Lando danse » et un « Lando chant » utilisé dans des morceaux très connus comme Negra presuntuosa, Cardo o Ceniza. Le Lando s’écrit en 12/8, 6/8, 3/4, 6/4.

La Valse. C’est quand le « cajon » commence à être utilisé dans la valse des années 60 que le rythme devient plus influencé par la musique afro-péruvienne. La mesure est de 3/4 cependant des syncopes constantes donnent la sensation d’être dans des mesures de 6/8 ou 3/2.